Diaspora, un anti-Facebook respectueux, libre et décentralisé

Le pire ennemi de Facebook sera bel et bien Facebook. Plus ce réseau social démultiplie ses mises à jour ou cumule les bugs attentatoires au respect de la vie privée, plus on voit poindre des alternatives comme Diaspora, aux antipodes de ces frasques. Le projet Diaspora a ainsi été lancé par quatre gus dans une université américaine (Courant Institute de New York) avec pour bel enjeu un réseau alternatif à Facebook, ouvert et décentralisé. Avec Diaspora, promet-on, la vie privée restera entièrement contrôlée dans les mains de chaque utilisateur. Ce projet devrait voir le jour à la fin de l'été et ses concepteurs promettent d'ores et déjà d'utiliser des solutions libres aGPL. Sécurisé par GPG (Gnu Privacy Guard), Diapora veut ainsi redonner les clefs du contrôle de l'identité en ligne à chaque participant en utilisant à fond la carte des licences libres. Cumulant réseau social et les principes du P2P, ses concepteurs expliquent que chacun gèrera ses informations en ayant la maitrise totale sur ce qu'il veut ou non partager. « La commodité de confier toutes nos informations dans les mains d'une compagnie dans le nuage nous amène à sacrifier notre vie privée et fragmenter nos identités virtuelles » avancent-ils, inspirés des propos du Pr. Eben Moglen. Maxwell Salzberg, Daniel Grippi, Raphael Sofaer et Ilya Zhitomirskiy, les quatre étudiants en question, avaient lancé un appel au don en espérant récolter 10 000 dollars d'ici le 1er juin. Un carburant impératif pour faire démarrer leur coentreprise. Première mission plus que remplie : leur cagnotte s'élevait hier à 127 000 dollars, et atteint aujourd'hui près de 150 000 dollars. Et encore : Il reste deux grosses semaines avant la date butoir. Bien entendu, cela reste une poussière face à certains investissements : souvenons nous des 90 millions de dollars que Bono a misé dans Facebook fin 2009...